Comment choisir ?
Économiste ou gestionnaire ?
La formation est commune au niveau du bachelier et se différencie au niveau du master. Si l’économie et la gestion sont des disciplines complémentaires, elles mobilisent des approches, des outils et des méthodes d’analyse distincts.
Les débouchés des deux filières restent proches et visent à contribuer au développement des entreprises et de la société. Dans les deux cas, il s’agit de comprendre le fonctionnement de l’entreprise, des marchés, de l’État et, plus largement, du système économique. Toutefois, la perspective adoptée et le type de questions traitées diffèrent sensiblement.
Des spécificités distinctes
- Les gestionnaires s’attachent au pilotage des organisations et à leurs décisions stratégiques. Ils privilégient les dimensions juridiques, humaines, organisationnelles et stratégiques, et s’orientent vers les grandes fonctions de l’entreprise telles que la finance d’entreprise, la gestion des ressources humaines, le marketing, le droit, l’entrepreneuriat ou la stratégie.
- Les économistes cherchent à comprendre comment les acteurs économiques prennent leurs décisions et interagissent entre eux – qu’il s’agisse des États, des entreprises ou des individus. Ils analysent ainsi les choix de consommation, d’investissement ou d’emploi, mais aussi des décisions plus larges comme la poursuite d’études, les choix de consommation liés à l’environnement (se déplacer, se chauffer, s’équiper) ou encore la construction des opinions politiques. Leur formation combine théories économiques, modélisation et analyse de données, afin de relier ces décisions individuelles aux grandes enjeux contemporains – croissance, inégalités, transition écologique ou stabilité économique. Leur rôle est de produire des analyses rigoureuses et des outils d’aide à la décision, au service des entreprises, des institutions financières et des pouvoirs publics.
Quelques questions auxquelles s’intéressent les gestionnaires ?
- Comment rendre l’entreprise plus performante ?
- Quels investissements financiers réaliser?
- Comment augmenter les ventes ?
- Comment optimiser la production et la gestion des stocks ?
- Comment motiver le personnel au sein de l’entreprise ou de l’organisation ?
- Comment analyser les (méga)données pour prendre des décisions stratégiques ?
- Comment positionner et développer une marque ?
- Comment élaborer et rendre efficaces des décisions tactiques relatives aux produits, aux prix, à la distribution et à la promotion ?
- Comment gérer toutes les facettes d’un projet transversal en entreprise ou au sein d’une organisation ?
Quelques questions auxquelles s’intéressent les économistes ?
- Comment lutter contre le changement climatique ?
- Faut-il réguler les plateformes digitales ?
- La robotique détruit-elle l’emploi ?
- L’Euro est-il surévalué par rapport aux autres monnaies ?
- Comment lutter contre la pauvreté, les inégalités ?
- Comment réguler les pratiques commerciales d'Amazon et de Google ?
- Pourquoi observe-t-on parfois des prix négatifs dans le secteur de l’énergie, notamment pour l’électricité ?
- En quoi la réduction des taux d’intérêt peut-elle stimuler ou freiner l’économie réelle ?
- Quels effets la libéralisation des marchés financiers peut-elle avoir sur la croissance d’un pays ?
- Quels indicateurs économiques les banques centrales suivent-elles pour ajuster leur politique monétaire ?
- Quels sont les objectifs économiques et financiers que vise une banque centrale ? (stabilité des prix, stabilité financière, soutien à l’activité économique, chômage, etc)
Sciences économiques et de gestion ou Ingénieur de gestion ?
Les fondements du bachelier en Ingénieur·e de gestion sont les mêmes qu’en sciences économiques et de gestion :
- des cours liés à la Politique économique et sociale, au fonctionnement des marchés, à l’économie monétaire et financière, au marché du travail, à la croissance et au développement ;
- l’apprentissage des grandes fonctions de l’entreprise : finance, marketing, gestion des ressources humaines ;
- des outils méthodologiques : mathématiques, statistique, informatique ;
- des langues : l’anglais et une autre langue (néerlandais, allemand, espagnol, italien ou chinois) ;
- un regard critique sur une situation de terrain simple et/ou dans un contexte transversal ;
- une capacité de synthèse et de communication orale et écrite.
Beaucoup de cours sont donc identiques dans les deux filières, cependant chacune a sa spécificité. En Ingénieur·e de gestion, l’accent est mis davantage sur le raisonnement analytique et les méthodes quantitatives (recherche opérationnelle, modélisation et simulation), il faut aussi y ajouter une dimension importante supplémentaire : les fondements des sciences et les interactions sciences / techniques / innovation industrielle… qui se traduisent par des cours de sciences (chimie, physique, etc).
Dans une entreprise, l’ingénieur·e de gestion sera impliqué·e tant dans la gestion que dans la technologie. Il ou elle jouera un rôle d’interface entre ces deux pôles. L’apprentissage des sciences est donc un atout indispensable. Il favorise l’ouverture d’esprit, aiguise le sens critique et analytique. Il donne aux Ingénieur·e·s de gestion les outils nécessaires pour notamment dialoguer avec le pôle technologique de l'entreprise.
Et vous, face à ce choix ?

Le Bachelier en Sciences économiques et de gestion est le programme qui vous permet de vous former en même temps dans les 2 matières (gestion et économie) au cours des 3 premières années avant de vous orienter soit vers un Master en Sciences économiques, soit vers un Master en Sciences de gestion.
Le Bachelier en Sciences économiques et de gestion vous propose une formation pluridisciplinaire de qualité qui met l'accent sur :
- les bases de l’économie et de la gestion (économie politique, microéconomie, macroéconomie ; fonctions de l'entreprise : finance, marketing, gestion des ressources humaines)
- le contexte humain, social et juridique (droit)
- les outils méthodologiques (mathématique, statistique, informatique)
- les langues (l'anglais et une autre langue au choix parmi le néerlandais, l’allemand, l’espagnol, l’italien ou le chinois)
- les ateliers de compétences destinés à développer des soft skills ou des compétences-outils, des compétences opérationnelles, à travers la participation à un projet, à un concours ou à une formation complexe. Vous construisez ainsi votre propre projet professionnel.
