Défense de thèse Laura Weertz
Infos
Rue Louvrex 14
4000 Liège
Nous avons le plaisir de vous informer que Laura Weertz défendra publiquement sa thèse de Doctorat en sciences économiques et de gestion le 17 juillet à 14h00 à HEC Liège :
" L’hybridité à l’épreuve de la transformation digitale : Dynamiques de recomposition des compromis institutionnels en organisation hybride dans le cadre d’une recherche-intervention."
dans la salle -1/89 (Bâtiment N1D)
Inscription : https://forms.gle/RvJnMUAa8SrcvrG79
Membres du Jury
- Professeur Olivier LISEIN, Promoteur, HEC Liège
- Professeur François PICHAULT, Co-promoteur, HEC Liège
- Professeure Sybille MERTENS, HEC Liège
- Professeure Nathalie MITEV, University of Münster & Université Paris-Dauphine
- Professeur Luc AUDEBRAND, Université Laval
Résumé
La transformation digitale est aujourd’hui présentée comme une nécessité organisationnelle. Pour les organisations hybrides – et en particulier les entreprises sociales – cette injonction ne constitue pas seulement un défi technique: elle met à l’épreuve la coexistence de logiques sociale et économique qui fondent leur identité. Cette thèse examine dès lors la question suivante : par quels mécanismes les organisations hybrides parviennent-elles à maintenir leur hybridité dans un contexte d’injonction à la digitalisation ?
Alors que la littérature analyse souvent la digitalisation comme un levier de performance ou comme une menace pour la mission sociale, ce travail déplace le regard vers les dynamiques organisationnelles qui produisent ces effets. À partir de quatre études complémentaires, il montre que les effets de la transformation digitale dépendent des processus par lesquels les finalités organisationnelles sont formulées, négociées, hiérarchisées et matérialisées, contribuant ainsi au maintien ou à la reconfiguration de l’hybridité organisationnelle.
La thèse met en évidence trois mécanismes interdépendants. Le cadrage rend les projets de digitalisation acceptables malgré la coexistence de logiques concurrentes. L’arbitrage traduit les finalités organisationnelles en choix de conception technologique et révèle les hiérarchisations qu’ils impliquent. La stabilisation sociomatérielle montre enfin que les compromis ne se maintiennent que lorsqu’ils trouvent des appuis matériels dans les technologies, au prix d’un renforcement de certaines dimensions institutionnelles et du déplacement d’autres vers un travail compensatoire souvent invisible.
Cette recherche propose une conceptualisation dynamique du maintien de l’hybridité, qui apparaît comme un équilibre toujours provisoire, issu d’interactions itératives entre cadrage, arbitrage et pratiques. En mettant au jour ces mécanismes et leurs rétroactions, la thèse montre comment les compromis institutionnels se construisent, se stabilisent et se transforment au cours des processus de transformation digitale
